samedi 16 juin 2012

L’Humeur, le Moral, la Forme, la Pêche, l’Energie !


Chaque jour, nous envisageons les choses d’une manière différente. Une bonne nuit peut sans doute influencer notre humeur, le soleil et la pluie aussi. Mais je ne suis pas sûr que cela conditionne vraiment la façon dont nous allons passer la journée.
Certains matins, nous nous sentons prêts à affronter toutes les difficultés avec un courage et une sérénité naturels. Nous pouvons être dans cet état de grâce, même quelquefois, quand il pleut averse, que nous apprenons plusieurs mauvaises nouvelles, que notre voiture est en panne et que nous allons nous faire arracher une dent.
Pourquoi, le lendemain alors que l’environnement extérieur a très peu changé, qu’il s’est même amélioré, pourquoi voyons nous tout en noir, pourquoi sommes-nous impuissants face à « l’adversité ».
L’énergie dont chacun de nous disposons est inégale d’un jour à l’autre et quelquefois au cours de la même journée.

Des individus hyperactifs, particulièrement performants, semblent, du moins vus de l’extérieur, toujours en pleine possession de leurs moyens, heureux de vivre et sans faille.
D’autres personnes déprimées, dépressives, donnent d’eux-mêmes, presque tout le temps, une image de souffrance, triste, négative. Toute action leur coûte, elles se sentent        « incapables », elles se noient dans un verre d’eau.
Récemment, j’ai passé une journée de bonne humeur avec la meilleure forme qui soit, la pêche, un moral d’enfer alors que le matin j’avais appris une nouvelle qui aurait dû me renvoyer dans l’état le plus dépressif qui soit.
Notre attitude face à nos difficultés, nos problèmes, nos malheurs n’est en aucune façon objective.
Nous pouvons être dynamiques, optimistes, énergiques voir joyeux ou heureux alors que nous avons toutes les raisons de vivre une profonde dépression.
Nous pouvons également être « au fond du gouffre » alors que nous sommes en parfaite santé, que tous nos proches aussi, que nous n’avons aucun problème d’argent et que nos vies professionnelles et privées sont plutôt satisfaisantes objectivement.

J’avoue ne pas avoir trouvé d’explication concernant ces phénomènes « d’humeur », j’essaye de vivre pleinement les  bonnes journées  et les mauvaises journées je « fais le gros dos » en attendant que ça passe. 

dimanche 6 mai 2012

Voter pour ou contre?


Il y a quinze jours, chacun d’entre nous avait le choix entre 10 candidats, voter blanc ou simplement s’abstenir. Nous pouvions afficher notre sensibilité politique d’une façon assez précise. Les pourcentages obtenus par les différents candidats reflétaient une cartographie d’opinions exprimées à un moment précis dans notre pays.
Aujourd’hui, le choix est beaucoup plus restreint : nous pouvons toujours nous abstenir, voter blanc ou pour l’un des deux candidats (ou pour certains d’entre nous, voter contre un candidat).
Ce choix qui peut se résumer à voter « blanc » ou « noir » ne correspond pas, je pense à ce que beaucoup d’électeurs voudraient exprimer.
À part une partie relativement importante de Français qui « naissent » de gauche ou de droite et ne varient pratiquement pas de leur orientation (héréditaire ?), nombreux voudraient pouvoir nuancer leur vote.
Les inconditionnels, les aficionados des partis représentés par les deux candidats voteront pour leur chef les yeux souvent fermés. Beaucoup de nos concitoyens ont une vue plus objective et pensent que dans le programme de l’adversaire, il peut y avoir de bonnes choses.
La France a connu récemment trois gouvernements de cohabitation, je ne suis pas politologue, mais ils n’ont pas du être pires que les autres.
Pour le vote d’aujourd’hui, pour que nous soyons réellement représentés dans notre vote, il faudrait que le gagnant soit élu Président et le « perdant » Premier ministre. Il ne faut pas rêver: difficile d’imaginer Sarkozy aux ordres de Hollande ou même l’inverse. Ces deux candidats disent « aimer la France », ce qui est peut-être vrai en partie, mais leur ego est encore plus fort que cet amour.

samedi 21 avril 2012

Le retour


J’ai failli ne pas écrire ces quelques lignes. Le 5 avril dernier, un malaise me conduisait aux Urgences à l’Hôpital Monot, d’où je suis sorti le 18.
Un médicament prescrit pour soigner une arythmie cardiaque découverte récemment a amplifié une hémorragie abdominale. Le dimanche 8 avril, je suis opéré en urgence et un bon morceau de mon côlon est retiré. J’ai vécu cette période tumultueuse, moi qui suis d’un naturel plutôt anxieux, avec une grande sérénité. En savourant chaque instant qui m’était encore donné de vivre.
Mon avancée dans le coaching, ou plutôt, pour le moment, dans l’auto-coaching est pour beaucoup dans la relative facilité que j’ai eu à vivre cette hospitalisation.
Avant de mourir, il me paraît évident, d’essayer d’être en meilleur accord avec son conjoint, sa famille, ses proches, ses connaissances. De ma vie, je n’avais atteint un tel niveau. Je dois dire que j’ai reçu de leur part beaucoup plus que j’en attendais. En plus des visites de mon épouse, 
de mes enfants, d’amis, grâce aux technologies modernes, j’ai pu sans aucun problème, communiquer par téléphone, SMS ou mail.
Ce lien social m’a donné une raison d’être, de vivre, j’ai eu l’impression d’exister pour d’autres personnes et cela m’a fait chaud au cœur.
Je comprends encore mieux qu’auparavant  le désespéré qui appelle « SOS AMITIES » et qui veut en finir parce qu’il n’a personne à qui parler, parce qu’il il n’existe (ou ne crois exister) pour personne.

mercredi 28 mars 2012

Le temps présent

Le seul temps vraiment important est le temps présent. Le temps passé n’existe plus, on ne peut rien y changer, on ne peut ni y revenir ni en modifier quoi que ce soit. Le temps avenir n’existe pas encore et nul ne sait même s’il existera, ou du moins, nous ne connaissons pas  la durée du temps avenir dont nous disposerons.
Le temps présent est difficile à concevoir, il est infiniment court, petit. La fraction de seconde présente fait aussitôt partie du passé. Le présent se dilue comme de l’eau avec plus ou moins de passé et d’avenir. 
Nous parlons du temps présent en disant : en ce moment, cet après-midi, aujourd’hui, cette semaine, ce mois, cette année ce siècle…Le temps passé s’oublie au fur et à mesure et nous sommes en relation un peu avec le futur, car des éléments nous informent de ce qui devrait arriver : une feuille d’arbre tombe, elle atteindra le sol prochainement ; le soleil se couche, la nuit va arriver. 
Notre conscience est constamment assise sur les trois temps, le temps présent absolu étant trop court pour être vraiment conscient. Lorsque j’écris, les derniers mots sont encore dans ma tête et les prochains arrivent dans un mélange de présent et d’avenir.
Le temps est au cœur de notre vie, notre temps c’est notre vie. Mon Père a déjà vécu plus de 3 milliards de secondes, il peut bénéficier encore de beaucoup plus de « secondes » que beaucoup d’individus qui meurent à chaque instant à tout age, vaste sujet…la suite une autre fois, si j’en ai le temps…

mardi 28 février 2012

6 semaines d'absence

Je n'ai pas écris une ligne sur ce blog depuis un mois et demi.
Découragement : non, mais une petite pause.
N'ayant, à ce jour, pas eu de commentaire ou de réaction, je ne pense pas avoir beaucoup de lecteurs. Je vais faire comme si j'en avais et leur donner des explications concernant mon absence.
Depuis le mois de janvier, j'ai une nouvelle activité qui a accaparé toute mon attention: je suis correspondant de presse. Je couvre principalement des événements locaux tels : voeux, assemblées générales, inaugurations, conférences...J'écris quelques lignes, prends des photos, et participe ainsi, modestement, à la vie de ma Ville. Ce faisant, j'accomplis un rêve de jeunesse que j'avais mis aux oubliettes. Alors que toute ma vie, j'ai été plutôt centré sur moi-même, j'ouvre les yeux sur les autres et j'avoue que c'est passionnant.
Hier, j'ai été accepté comme parrain dans une fondation pour aider des personnes en difficultés à retrouver un emploi. Ce sera peut-être ma première action de coach.

dimanche 15 janvier 2012

Choix de vie

Le fil de notre vie se déroule à la suite de choix que nous devons effectuer.

Nous décidons, ou croyons décider de notre avenir à maintes reprises et dans différentes occasions.
Dans les études que nous suivons, les métiers que nous exerçons, les conjoints que nous épousons ou avec lesquels nous partageons quelques années de vie, les enfants que l’on décide de procréer ou qu’on accepte sans avoir, du moins consciemment, désiré l’existence.

Plusieurs fois, dans ma vie, je me suis posé la question, et je ne pense pas être le seul, ai-je pris la bonne décision ?
Je ne me la pose de moins en moins et je crois que chaque décision que nous prenons est la bonne, de toute façon nous ne pouvons plus changer ce qui a été vécu.

Hier, j’ai relu le livre que mon Père a écrit en 2004.


 Il l’a écrit, je pense pour essayer de faire comprendre à ses trois fils comment il vécut les années qu’il passa avec notre Mère.
Cette lecture peut faire penser qu’il a pris une mauvaise décision en l’épousant et en restant vivre avec elle jusqu’à la fin de sa vie.
Notre Mère elle-même a dû souvent regretter d’avoir partagé la vie d’un homme si différent de ses aspirations.

Mes frères et moi-même avons pensé souvent que nos parents n’étaient pas faits l’un pour l’autre et qu’ils ont été toute leur vie « malheureux » ensemble.

Et pourtant, nous devrions être les derniers à avoir une telle pensée :
Nous existons tous les trois, nos enfants et nos petits-enfants (et toute leur descendance future existera) grâce à l’union douloureuse de nos parents.

dimanche 8 janvier 2012

Akéla

Akéla, c'était le nom de la cheftaine, lorsque j'étais louveteau.
A diverses occasions, rassemblements, promesses...la meute des louveteaux était réunie en cercle.
Un cri était prononcé haut et fort, en appuyant sur la syllabe "ké":
 Akéla!
Les loups s'accroupissaient en bondissant, talons joins, genoux écartés, jusqu'à toucher le sol de leurs mains rapprochées, mais qui formaient le salut louveteau (index et majeur écartés, le pouce étant appuyé sur les deux autres doigts repliés).
Nous ferons de notre mieux,
de notre mieux, mieux.
Les loups se relevaient en bondissant, les deux mains au salut contre la tête.
Oui, mieux, mieux, mieux, mieux
Les loups abaissaient le bras gauche le long du corps, la main droite faisant le salut louveteau


Je pense que je ne mesurais pas la portée de ce rituel à l'époque, lorsque j'étais louveteau. Aujourd'hui, il m'apparaît comme une maxime, que chacun devrait, sans doute,s'efforcer de suivre.